ROUEN est une ville riche en souvenirs, traces alchimiques encore bien présentes. Cette page se veut un prétexte pour donner le sens à ces signes encore actuels:
Où, pourquoi l'Alchimie ?
Bientôt, sur cette page, un résumé d'une PROMENADE ALCHIMIQUE faite à Rouen,au mois de Mai 2009, par quelques chercheurs, élèves, amis et animée par un érudit de l'alchimie à Rouen, ami et chercheur. | | ALCHIMIE, REVOLUTION DE LA CONSCIENCE
L’homme a toujours été habité par l’idée de posséder de l’or. Et s’il en a revêtu ses temples, ses objets de culte, ses statues, c’est que la notion de l’or est reliée à celle de l’Esprit. C’est pourquoi toutes les traditions parlent de l’Homme originel comme d’un Fils du Soleil, un Fils du Feu.
Nous portons tous dans le cœur une étincelle de ce feu, un atome-étincelle-Esprit, une semence d’Or.
A l’origine, l’alchimie est donc un processus spirituel qui se déroule dans l’homme. C’est pourquoi cette science sacrée a toujours échappé à l’intellect cultivé de l’homme, aux spéculateurs, aux « faiseurs d'or ».
Mais avant d’aborder la méthode, le processus alchimique permettant de produire l’Or, quelques précisions sur l’Alchimie des Rose-Croix sont nécessaires. Cet antique Art Royal n’a pas disparu derrière les voiles des légendes ou de la fantaisie. Nous ne pouvons le reléguer au moyen-âge au cours duquel des magiciens pratiquaient des transmutations de métaux. L‘Alchimie est toujours actuelle. C’est un processus de régénération – un processus de révolution, de transformation de la conscience – qui est universel, toujours actuel et très concret.
C’est pourquoi le chercheur en qui la rose de l’âme soupire après la délivrance, ne désire plus rien acquérir pour lui-même. Il peut ainsi découvrir la soif de l’Or véritable, c’est-à-dire la ressouvenance de l’état originel glorieux. Ainsi le désir irrépressible de l’homme de trouver de l’or – désir d’immortalité –, cette idée de posséder de l’or – l’omniconscience – et ce besoin de fabriquer de l’or – reconstruire une demeure d’éternité - sont la manifestation d’une triple force spirituelle qui s’adresse au triple pouvoir de conscience de l’homme.
L’apparition d’un véritable désir de délivrance, d’une aspiration intense à la libération de cette nature terrestre rouge sombre, de notre nature brute, animale, mène à l’abandon conscient de notre nature égocentrique ; abandon d’où surgira l’or blanc d’une âme purifiée et renée. Alors par l’offrande totale de cette âme renée, l’or jaune de l’Esprit pourra enfin être extrait en nous. Un tel homme, une telle femme, est donc, à un moment donné, placé devant l’antique formule « faire de l’Or ».
Voyez les choses ainsi : ce processus commence dans l’atome-étincelle-esprit du cœur. C’est cet atome originel de l’Esprit que les alchimistes appellent l’élixir d’Or, la pierre philosophale. Il est enfoui au plus profond de l’âme humaine. Il a le pouvoir de transmuter l’homme animal (le plomb) en Homme-Ame (l’argent) puis en Homme-Ame-Esprit (l’or). C’est de la force de cet « atome christique » que va naître une âme et une conscience nouvelle. A partir de cette âme nouvelle se construit alors un nouveau corps-âme qui possède un splendide rayonnement couleur or. Cette nouvelle aura entoure l’être humain comme un vêtement. Qui sait se tisser un tel vêtement de lumière réalise la liaison avec l’Esprit. Et c’est ainsi que de cette fusion de l’âme et de l’Esprit, de ces noces alchimiques dont parlent les Rose-Croix depuis le 17ème siècle, renaît le Phénix, l’Homme céleste du commencement.
Voici comment Jan van Rijckenborgh, fondateur de la Rose-Croix actuelle, décrit le processus alchimique permettant de produire de l’Or, c’est-à-dire de relier l’homme à l’Esprit immuable de Dieu. Les Rose-Croix classiques enseignaient que trois ingrédients de base sont nécessaires à la fabrication de l’Or : le soufre, le mercure et le sel. A cette formule triple s’ajoute cependant un quatrième élément que nous avons évoqué tout à l’heure. Il s’agit de l’élément Feu.
« L’alchimiste contemporain doit livrer sa conscience (le soufre) au Feu de la nouvelle et mystérieuse impulsion atmosphérique qui prend sa source dans le Monde originel et qui, maniée par la Hiérarchie de Christ au service du monde et de l’humanité, se déverse sur la terre comme l’Eau du Verseau ; la conscience une fois chargée de ce feu, le fluide nerveux (le mercure) doit être rendu bon conducteur de la nouvelle radiation ; ensuite le fluide nerveux transmet la nouvelle force au sang (le sel) afin que du sang – du sang renouvelé – s’élève le Nouveau, l’Eternel, le Divin manteau d’Or. »
Et ne pensez pas qu’il s’agit ici de simples figures de style. Tous ces processus rendent compte de l’introduction dans le système vital du chercheur, de forces transcendantes qui agissent sur certains noyaux de conscience encore endormis de son être et produisent des mutations décisives.
Comprenez bien que pour approcher de la formule de la fabrication de l’Or, une toute nouvelle conscience, un tout nouveau système du feu du serpent, système constitué par l’axe cérébro-spinal et les deux cordons sympathiques doit être édifié.
Toutes ces opérations témoignent donc des transformations qui bouleversent la structure tout entière de l’alchimiste, de même que sa conscience ; transformations que l’on retrouve dans le symbolisme de l’Evangile. Autrement dit, il décrit comment Jésus, l’âme divine, naît en l’homme.
C’est ainsi que l’alchimiste quitte l’Egypte pour rejoindre la terre promise, abandonne l’ancien pour revêtir la forme nouvelle ; le corbeau devient colombe. A cette phase doit succéder celle du sacrifice de la colombe pour permettre la renaissance du Phénix. Jésus, l’âme vivante, monte à Golgotha, le mont du crâne, pour renaître selon l’Esprit, le Feu, après une mort symbolique.
Cette offrande de l’âme à la Lumière permet la fusion de Jésus en Christ. La victoire est alors totale : l’or de l’esprit transmute intégralement le plomb en Or. Ainsi l’homme, terre inerte, est devenu Or vivant dans l’éternité.
Par cette prodigieuse révolution de la conscience, il est donné à chaque homme de renaître tel le Phénix, l’oiseau de feu qui s’élève vivant dans l’Eternité !
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